Oncologie / Cancérologie

Quand l’infection cancéreuse agit sur l’état nutritionnel du patient  

Au moment du diagnostic du cancer, 25% des patients sont dénutris avec une perte de poids qui dépasse parfois 15% et s’accompagne d’une fonte musculaire (cachexie) importante.

En cours de traitement, c’est plus de 40% des patients qui sont dénutris. C’est donc un enjeu majeur quand on sait que dans 10 % des cas, une dénutrition aiguë peut entraîner la mort.

L’inflammation cancéreuse agit sur l’appétit et son traitement génère des aversions olfacto gustatives, des nausées, des troubles du transit. En général, ces troubles disparaissent quand le patient est en rémission.

L’influence du cancer sur l’état nutritionnel peut être observée dans au moins trois types de situations faisant intervenir des mécanismes distincts : la localisation de la tumeur, les malaises et les modifications métaboliques. 

On distingue par ailleurs trois grands facteurs externes susceptibles d’influencer le statut nutritionnel : le traitement, la fréquence de l’alimentation et les problèmes psychosociaux.

Si le patient continue de manger par voie orale, l’objectif est de réduire la pénibilité et d’optimiser les apports en apportant plus de calories et de protéines possibles dans son alimentation. 

(a) Martine Lochouarn et le Dr Raynard Gustave Roussy, le Figaro novembre 2019
(b) Fondation contre le cancer

Quels sont les critères sensoriels qui stimulent l’appétit des patients atteints de cancer¹ ?

Alors que 83% des patients1 en oncologie souffrent de troubles de l’alimentation qui ont pour conséquence, autres autres, des aversions olfacto gustatives, le goût et les odeurs restent les deux critères principaux dans le choix d’un plat.  

(1) Guerdoux-Ninot et al., Meal context and food preferences in cancer patients: results from a French self-report survey, SpringerPlus 2016

Quelques conseils en cas d’aversions

  • Expérimentez des plats et des préparations (nouveaux goûts, nouveaux aliments…)
  • Les aliments au goût neutre sont souvent bien tolérés (produits laitiers et à base de céréales, fruits, salades, plats froids).
  • Les condiments au goût puissant ou les épices peuvent masquer un goût désagréable. C’est le cas de la menthe, du basilic, du citron, des sauces aigres-douces…
  • Des aversions sont souvent causées par des aliments chauds, des fritures, la viande rouge, le poisson, le lard, le brocoli, le chou-fleur, l’oignon et les choux de Bruxelles.
  • Lorsque les aliments semblent trop acides, il est conseillé d’associer les légumes cuits à une sauce béchamel et de préparer les fruits en compote sans sucre. 

Quelques conseils en cas de nausées

  • Inspirez lentement et profondément par le nez.
  • Mangez et buvez ce dont vous avez envie et ne vous forcez pas.
  • Mangez aux moments où les nausées sont moins fortes (y compris éventuellement la nuit).
  • Buvez à petites gorgées, de préférence des boissons non sucrées.
  • Les nausées sont parfois plus fortes à jeun, d’où l’utilité de recourir à des en-cas.
  • Evitez de mélanger plats chauds et froids au cours d’un même repas.

Quelques conseils en cas de fatigue

  • Laissez à d’autres le soin de préparer les repas : manger exige déjà suffisamment d’énergie.
  • Veillez à toujours disposer d’un stock de repas préparés.
  • Essayez de combiner légumes et produits riches en protéines le midi (viande, poisson, œufs, fromage), et d’associer légumes et féculents le soir (pommes de terre, pâtes, riz…).

Les Compléments Nutritionnels Oraux céréaliers (Pain G, madeleine, galette Protibis) pour les patients en oncologie.

La perte d’appétit 1 peut être un effet secondaire des traitements anti-cancer, mais peut aussi être liée à la peur, la douleur, aux angoisses. Elle peut être causée par la tumeur elle-même (à cause de son emplacement et/ou de son volume), par une fatigue importante, ou par une modification du métabolisme. 83% 2des patients souffrent de troubles de l’appétit lors des cancers digestifs (bouche, gorge, œsophage, estomac, colon). Ces troubles sont dus aux déviances olfactives et gustatives, aux inflammations buccales et œsophagiques et aux troubles digestifs :

• 50 % des patients en oncologie ne sont pas satisfaits des CNO prescrits. 3
• 56 % de ces patients ne consomment pas tous leurs CNO dans la journée.
• 70 % de ces patients souhaitent remplacer les CNO lactés par des CNO céréaliers après dégustation.

Nutrisens propose une gamme de CNO céréaliers particulièrement adaptés aux troubles des patients en oncologie car :

  • Les portions sont adaptées aux petits mangeurs ou pour ceux qui manquent d’appétit.
  • Ils ressemblent à un produit d’alimentation courante (moins de rejets face à un produit qui paraît plus médical).
  • Ils ont un goût neutre et sont sans arrière-goût métallique.
  • La production salivaire, lors de la mastication4, contribue à la protection des tissus buccaux, la digestion, la gustation et la déglutition.

(1) Fondation contre le cancer Alimentation des personnes atteinte de cancer. (2) Guerdoux Ninot et al., Meal context and food preferences in cancer patients: results from a French self report survey, SpringerPlus 2016. (3) Etude sur 12 patients en service d’oncologie à l’ICL de Saint Priest en Jarez (2022). (4) Pr. Irma Miletic Revue dentaire 365 (2013)