Troubles du transit intestinal

Les troubles du transit intestinal correspondent à une diminution ou une augmentation de la mobilité intestinale (capacité à déplacer les aliments dans l’appareil digestif). Ces troubles se caractérisent la plupart du temps par des problèmes de constipation ou de diarrhée.

La constipation

Elle consiste en un retard ou une difficulté à évacuer les selles.
Les causes de la constipation sont multiples :

  • Alimentation pauvre en fibres : manque de fruits, de légumes, de céréales…
  • Activité physique insuffisante
  • Difficultés psychologiques : personnes qui ignorent ou retardent le moment d’aller à la selle
  • Certains médicaments, notamment les morphiniques
  • Maladies neurologiques (comme Parkinson, la sclérose en plaque, les accidents vasculaires cérébraux), endocriniennes (diabète, hypothyroïdie) ou métaboliques (hypercalcémie)
  • La grossesse (changements hormonaux et pression exercée par le fœtus sur l’intestin)
  • L’âge : digestion plus lente et une moindre activité physique

La diarrhée

Elle se caractérise par une augmentation du volume des selles et une émission de selles plus fréquentes (3 selles par jour ou plus). On parle de diarrhée aiguë lorsqu’elle dure moins de 14 jours.

Les causes des diarrhées peuvent être :

  • Une alimentation trop riche en fibres (ex: aspartame, polyol : maltitol, sorbitol, mannitol…)
  • Bactérienne ou parasitaire : infection alimentaire
  • Virale : gastro-entérite
  • Maladie inflammatoire (comme la maladie de Crohn)
  • Excès de médicaments (diarrhée iatrogène) 

Les traitements associés aux troubles du transit intestinal dépendent de la gravité de ces troubles et de leurs origines. Le plus souvent, adopter une alimentation adaptée et pratiquer une activité physique régulière suffit pour retrouver un bon transit intestinal. Il s’agit de s’hydrater suffisamment et de consommer suffisamment de fibres.

Les fibres alimentaires : un allié pour bien réguler le transit intestinal

Les fibres sont des substances d’origine végétale indispensables au bon fonctionnement et la régulation de l’intestin, qui ne sont ni digérées, ni absorbées dans l’intestin grêle.

On les classe en fonction de leur solubilité dans l’eau. Il existe ainsi deux catégories : les fibres solubles (pectines, gommes et mucilages) et les fibres insolubles (cellulose, hémicellulose et lignine).

Les fibres solubles

Les fibres solubles se trouvent la plupart du temps au cœur des végétaux. Elles forment une sorte de gel pendant la digestion et permettent de prévenir la constipation, de diminuer l’absorption du cholestérol et des graisses alimentaires et de ralentir la digestion des glucides. 

Elles prolongent également la sensation de satiété. On les trouve dans l’avoine (flocons, son, farine), l’orge, le psyllium, le sarrasin, les légumineuses (haricots rouges, blancs), les figues sèches, les pruneaux et dans une moindre mesure les fruits et légumes frais : carotte, courgette, asperge, patate douce, fraise, pamplemousse, nectarine, pêche, orange.

Les fibres insolubles

Les fibres insolubles font généralement partie de l’enveloppe des végétaux. Elles sont moins facilement attaquées par les bactéries et fermentent donc moins bien. Elles présentent la particularité de fixer l’eau et ont un pouvoir de gonflement très élevé. Les fibres insolubles augmentent ainsi le volume des selles et accélèrent le transit intestinal en stimulant les mouvements du tube digestif. On les trouve dans les céréales : le blé entier et ses dérivés (pain intégral, son de blé, germe de blé, céréales du petit déjeuner au blé entier, pâtes complètes, boulgour), l’épeautre, le kamut, les graines de lin, la rhubarbe, les brocolis, les choux de Bruxelles, la poire, les dattes et les figues sèches, les pruneaux, les amandes, les pois chiches, les lentilles et la peau des pommes de terre.

 Les apports nutritionnels conseillés

Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont de 25 g / 30 g de fibres par jour pour un adulte et un sujet âgé. La prise des fibres est conseillée à chaque repas pour lutter contre les troubles du transit intestinal:

  •  Petit déjeuner associant un fruit à du pain complet ou des céréales (type muesli ou flocons d’avoine)
  •  Déjeuner et dîner avec au moins une crudité comme entrée, ou comme plat principal un légume, ou un plat de pâtes, ou de riz complet
  •  Desserts et collations à base de fruits

Les fibres ont besoin d’eau. Sans cela, elles se révèlent inefficaces. Il est donc nécessaire de boire 1 litre à 1,5 litres par jour.

On ne peut décider de passer d’une alimentation pauvre en fibres vers une alimentation riche en fibres, du jour au lendemain. Il faut laisser à l’organisme le temps de s’adapter.

Qu’est-ce que le microbiote ?

Notre tube digestif compte 2 kg de micro-organismes, composés de microbes, bactéries et champignons indispensables au bon fonctionnement du corps.

L’ensemble de ces bactéries est appelé microbiote intestinal ou encore flore intestinale.

Il joue un rôle important dans les fonctions :

  •  Digestive : Régulation du transit intestinal
  •  Métabolique : Digestion des nutriments
  •  Immunitaire : Protection contre les microbes pathogènes
  •  Neurologique : Production de neuromédiateurs

Qu’est-ce qui altère notre flore intestinale ?

Les facteurs favorisant l’altération du microbiote :

  •  La prise régulière et importante d’antibiotiques
  •  La consommation excessive d’alcool, de tabac
  •  La faible consommation de fibres
  •  La qualité de la diversification alimentaire
  •  Le manque d’activité physique

Comment évolue le microbiote avec l’âge ?

La diversité des bactéries est progressive de la naissance jusqu’à l’âge de 2 ou 3 ans. Sa composition reste ensuite stable jusqu’à l’âge de 60 – 70 ans.  

Après 70 ans, le système immunitaire et le transit digestif deviennent moins efficients. La diversité ainsi que la quantité de bactéries peuvent être ainsi diminuées.

Que devons-nous manger pour améliorer notre flore intestinale ?

Au quotidien, les bactéries se nourrissent de fibres et particulièrement de fibres solubles, appelés prébiotiques. Ces dernières sont présentes naturellement dans les végétaux comme les fruits, les légumes et les légumineuses ou des produits fermentés comme les yaourts, le kéfir, les légumes fermentés …ou en les achetant en pharmacie sous forme de poudres et de comprimés.

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