Perte d’autonomie

La perte d’autonomie, appelée aussi dépendance, touche 2,5 millions de personnes âgées en 2015 en France. C’est une des causes principales d’entrée en institution (EHPAD ou hôpital).

Définition de la perte d’autonomie

La perte d’autonomie ou dépendance est la perte des capacités nécessitant la mise en place d’une aide. Les médecins évaluent cette perte grâce à la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupes Iso-Ressources).    

Chez les personnes âgées, la perte de poids rapide, même si elle est normale avec l’âge, est souvent la cause d’une dépendance. La perte d’autonomie est accélérée lors d’une baisse des consommations alimentaires et une baisse de l’activité physique. 

En vieillissant, le système nerveux s’altère et entraîne par conséquent des troubles praxiques. La personne âgée éprouve donc de grandes difficultés à réaliser des actions simples comme couper sa viande ou utiliser des couverts, … Ceci réduisant sa prise alimentaire.  

Une alimentation adaptée en institution permet ainsi de maintenir stable l’autonomie de la personne et de lui permettre de réaliser quelques actes de la vie courante. 

La perte d’autonomie engendre des conséquences sur la qualité de vie

Même si la perte d’autonomie est un facteur souvent irréversible notamment en EHPAD, il est important de chercher les actes qui peuvent encore être réalisés par la personne elle-même : mettre la table, les couverts, participer à ateliers culinaires (épluchage des légumes par exemple). La qualité morale va être améliorée et cela aura pour conséquence d’augmenter sa consommation alimentaire. 

L’activité même si elle est minime permet également entretenir la masse musculaire et de limiter les chutes, source d’isolement en chambre. A noter qu’1 personne sur 2 âgée de plus de 80 ans chute chaque année.

Comment adapter l’alimentation en cas de perte d’autonomie ? 

Les deux principales maladies qui émanent de cette dépendance est la dénutrition et la dysphagie.  Ce sont d’ailleurs 2 pathologies souvent associées en EHPAD

Selon la pathologie responsable de cette perte d’autonomie, il sera nécessaire de proposer une offre alimentaire adaptée : enrichissement en cas de dénutrition, texture modifiée en cas de dysphagie. 

Dans tous les cas, il faut veiller à ce que le contenu des repas soit suffisant pour couvrir les besoins nutritionnels. 

Il faudra s’assurer que la personne âgée soit bien accompagnée pendant le repas pour solliciter, stimuler et permettre ainsi une bonne prise en charge alimentaire : couverts adaptés, positionnement à table, visuel des plats, fractionnement, … Des protocoles existent pour permettre une adaptation des repas en adéquation avec cette perte d’autonomie.

Ce qui nécessite des solutions nutritionnelles adaptées

Repas enrichi Fortesens

Repas textures modifiées