Interview Marine Berthaud - Challenge Nutrisens Sport | Nutrisens

Marine Berthaud, diététicienne chez Nutrisens

Sport

21 septembre 2016
Catégorie : 

« La nutrition est primordiale dans la préparation d’un ultra-trail ! »

Selon toi, quelle est l’importance de la nutrition (que ce soit l’alimentation quotidienne ou l’alimentation sportive) dans la préparation d’un ultra-trail ? Quel rôle joue-t-elle ?

La nutrition est primordiale dans la préparation d’un ultra-trail ! Que ce soit l’alimentation quotidienne ou l’alimentation sportive celle-ci aura un rôle crucial dans l’accomplissement de la pratique sportive et dans l’amélioration des performances. En effet un sportif carencé, consommant des aliments ou produits de l’efforts non adaptés, ou ayant des apports inférieurs ou supérieurs à ses dépenses énergétiques rencontrera des difficultés durant son parcours tels que : fatigue musculaire, crampes, épuisement physique, maux de ventre, ballonnements, etc.. 
L’alimentation devra être équilibrée et adaptée aux besoins de chacun. 
Son rôle est très important car elle constitue la principale source énergétique de l’organisme, elle a donc un rôle moteur ! Sans un apport équilibré en protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux, la contraction musculaire et nerveuse ne peut se faire convenablement ; hors, sur ce type d’épreuve, la perte de lucidité, les confusions, les douleurs musculaires et l’état de stress est très présent.

En tant que diététicienne officielle du Challenge Nutrisens Sport, tu es amené à suivre les candidats pendant leur année de préparation. Quelle est ton approche d’un suivi aussi long ? Comment celui-ci va-t-il se dérouler ?

L’approche de ce type de suivi est fastidieuse du fait de l’éloignement des candidats, mais néanmoins très intéressante au vue de l’évolution observée au cours des mois par rapport à notre première rencontre. Pour ce genre de suivi il faut faire des points réguliers sur leur alimentation, leur consommation en termes de produits d’effort, les difficultés/améliorations rencontrés en entrainements ou durant des compétitions, les modifications de certaines habitudes alimentaires, etc.
Le suivi ce fait donc à intervalle régulier sans être trop oppressant pour le candidat. Je ne leur impose rien mais j’essaie de prendre de leurs nouvelles tous les mois pour voir où ils en sont et comment ils gèrent le changement de saison ou s’ils ont besoin de conseils pour commander les produits d’efforts par exemple. En fonction des entrainements et des conseils du coach, nous adaptons également leur alimentation ou leurs complémentations vitaminiques. Je suis également disponible quand ils le souhaitent s’ils ont des questions ou besoin de conseils.

 

Lors d’une telle préparation, l’approche nutritionnelle diffère-t-elle entre un homme et une femme ?

L’approche nutritionnelle diffère forcément qu’elle que soit le sport et l’endurance pratiqué d’un homme à une femme. Elle diffère de toute façon de chaque individu, en effet aucun de nous n’a les mêmes besoins, ni les mêmes habitudes alimentaires. C’est pour cela que chaque plan de préparation diététique ou conseils peuvent êtres complétements différents même entre deux personnes du même sexe et faisant la même course par exemple.
Une bonne hygiène alimentaire sera nécessaire à l’amélioration de leurs performances, ainsi qu’un choix stratégique d’aliments à privilégier et éviter durant une certaine période.

 

Avec les fêtes de fin d’année qui approchent, se pose la question des « écarts » ; comment intégrer au mieux ces fameux repas de famille (noël, nouvel an, anniversaires, mariages,…) dans un plan de préparation tel que celui-ci ?

Je ne suis pas de ses diététiciennes qui diabolisent ce type d’événements bien au contraire, comme dans tout régime alimentaire présent sur le long terme en vue d’un objectif précis il est nécessaire de s’accorder une vie sociale et des plaisirs de temps à autres. Toutefois cela ne doit pas non plus mettre à mal tous les efforts et sacrifices fait les mois précédents. Tout est une question d’équilibre et de quantité. Rien n’est interdit surtout pour les fêtes de fin d’années, toutefois on ne se lâchera pas trop sur l’alcool ni sur les produits trop riches en acides gras saturés (lipides), on se limite à quelques flutes et toast de foie gras. Le plus problématique est principalement l’apéritif et le dessert, souvent gras et calorique. En ce qui concerne les plats, il y a la plus part du temps de la variété et des produits de plutôt bonne qualité.
Toutefois lorsque la compétition se présente à peine quelques semaines ou quelques jours après ce fameux écarts, je resterais vigilantes car cela aura forcément un impact négatif sur les performances : lourdeurs, maux de ventre, problèmes digestifs, diarrhées, vomissements, faiblesses musculaires, etc.


Bilan à mi-parcours: 

Marine BERTHAUD, diététicienne chez Nutrisens

Je fais un point chaque mois avec Morgane et Nicolas. On adapte ensemble leur diététique en fonction de leur programme sportif et de leur goût. Par exemple, Morgane mange très peu de viande, il faut donc trouver des substituts pour qu’elle ne soit pas anémiée.
Au fil des semaines, les quantités vont augmenter pour suivre l’intensité de la préparation. L’objectif est d’arriver sur la ligne de départ avec des réserves. Il faut donc préparer le corps progressivement à stocker et déstocker en fonction des besoins.
Ils vont bientôt tester les produits de la gamme Nutrisens pour trouver ceux qui leur conviennent le mieux afin de bien s’hydrater pendant l’épreuve. Ils pourront ainsi varier les gouts sucrés, salés et neutres afin de ne pas être écœurés.
Un mois avant la course, le régime alimentaire sera sans résidus, c’est à dire pauvre en fibre pour éviter au maximum d’irriter l’intestin, et que l’énergie soit mobilisée par le tube digestif. Les acides gras seront également privilégiés, oméga 3 et 6, pour faciliter la concentration nerveuse. On préfèrera également les fromages frais aux fromages gras.
Une semaine avant le départ, la viande blanche et les poissons maigres seront aux menus, et les fruits et légumes crus supprimés. Si les candidats souhaitent en manger, ils seront cuits, épluchés et épépinés. L’alcool et les sucres rapides seront proscrits au profit des sucres lents et complets. 

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