Digestif ou Bariatrique

Les chirurgies du tube digestif et la chirurgie bariatrique ont un impact évident sur la digestion des aliments. Des apports alimentaires adaptés dès le lendemain de l’opération sont nécessaires pour faciliter la récupération.

Les chirurgies qui affectent la digestion

Les chirurgies digestives comme :

  • l’oesophagectomie,
  • la chirurgie anti-reflux gastro-oesophagien,
  • la gastrectomie,
  • la duodéno-pancréatectomie,
  • la résection du grêle,
  • la résection du côlon, 
  • les fistules digestives et stomies digestives 

ainsi que la chirurgie bariatrique dans le traitement de l’obésité (by-pass gastrique, sleeve-gastrectomie, etc.) peuvent avoir des conséquences nutritionnelles. Même si elles ont connu d’importants progrès techniques, elles modifient l’anatomie du système digestif et donc son fonctionnement.

Des conséquences multiples sur l’alimentation

Dans le cas des chirurgies du tractus digestif, les troubles nutritionnels dépendent du type de chirurgie. Dans l’ensemble, elles ont pour conséquences une modification de la motricité digestive, une diminution des sécrétions digestives, une réduction de la digestion des aliments et une baisse de l’absorption des nutriments. Elles conduisent aussi dans certains cas à une perte d’appétit, des intolérances alimentaires, des problèmes temporaires de déglutition (dysphagie). 

Dans le cas d’une chirurgie de l’obésité (bariatrique), le risque de carences nutritionnelles est particulièrement élevé en raison, d’une part de la diminution des quantités consommées après de l’opération et d’autre part de la malabsorption causée par certaines techniques chirurgicales. 

Ces techniques chirurgicales peuvent être à l’origine de carences en protéines, en vitamines B1, B6, B9, B12, A, D, E, K, en fer et en oligoéléments (zinc, sélénium, cuivre).

Quelle prise en charge nutritionnelle ?

Les chirurgies du tractus gastro-intestinal nécessitent l’adaptation du comportement alimentaire des patients à leur nouvelle physiologie gastro-intestinale.

Le fractionnement des repas permet de consommer en plusieurs fois des quantités plus petites et d’atteindre ainsi ses besoins nutritionnels. Les premiers jours après l’opération, l’alimentation doit avoir une texture lisse et sans morceaux pour ne pas léser les cicatrices sur l’estomac et l’intestin. Un enrichissement des préparations en protéines, en micro-nutriments (et en calories dans le cas de chirurgie du tractus digestif) est fortement recommandé. 

Des solutions nutritionnelles adaptées

Une large gamme de produits enrichis en protéines et/ou en calories, à texture modifiée dans le cas de dysphagie, ou bien formulées pour stimuler l’appétit en cas de changement de goût, peuvent aider dès les premiers jours post-opératoires à lutter contre la dénutrition et atteindre les besoins nutritionnels nécessaires sous des formats compatibles avec la nouvelle physiologie gastrointestinale.