Accident Vasculaire Cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC), qu’est-ce que c’est ?

Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une souffrance cérébrale brutale due soit à un arrêt brutal de la circulation sanguine dans une partie du cerveau et il s’agit alors d’un AVC ischémique, soit parce qu’il y a hémorragie cérébrale à la suite d’une rupture d’une artère et il s’agit alors d’un AVC hémorragique

La gravité de l’AVC dépend de la zone du cerveau touchée. Un AVC peut causer une hémiplégie et des troubles du langage. Elle peut aussi entraîner des troubles de la motricité et de la sensibilité du visage, de la bouche, de la langue, des défauts de coordination avec des troubles de la déglutition. 

La maladie en quelques chiffres

En France, près de 800 000 personnes sont atteintes aujourd’hui par un AVC et plus de 500 000 en gardent des séquelles. Chaque année, 150 000 nouvelles personnes en sont victimes. C’est la première cause de handicap acquis de l’adulte et la troisième cause de mortalité en France. 

ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL, DYSPHAGIE ET DENUTRITION

La dysphagie post-AVC est fréquente mais peut s’améliorer avec le temps

La dysphagie est fréquente après un accident vasculaire cérébral. Elle apparaît en général dans les jours qui suivent l’AVC et lorsque la zone cérébrale endommagée commande les muscles de la langue du pharynx et du larynx. L’accident vasculaire cérébral entraîne alors des dysfonctionnements de l’ensemble des processus de la déglutition. Cette dysphagie peut toucher jusqu’à 80 % des sujets immédiatement après un AVC. Elle peut être transitoire avec une récupération spontanée après 1 à 3 mois ou s’installer plus longtemps.

Un risque de dénutrition à surveiller

La prévalence de la dénutrition varie largement selon l’âge du patient, le type d’AVC, sa sévérité, les complications. Elle concerne entre 5 et 30 % à l’entrée en hospitalisation et passe entre 30 et 50 % à l’entrée en rééducation. Or, être dénutri empêche la récupération et peut aggraver l’état de santé du sujet. 

Deux grandes causes de dénutrition

Chez le patient atteint d’AVC, la dénutrition est liée à :

– une augmentation des besoins en raison du niveau de stress élevé subit par l’organisme ainsi que d’éventuelles complications infectieuses ;

– une diminution des apports alimentaires lorsque l’AVC touche les zones responsables de la prise alimentaire et de la déglutition. Des éventuelles infections pulmonaires peuvent aussi causer une perte d’appétit. Des troubles de salivation et une constipation liée à la réduction de l’activité physique peuvent aussi avoir des conséquences défavorables sur la prise alimentaire. 

UNE PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE EST INDISPENSABLE

Une prise en charge selon l’état du sujet

Les premières 48 heures doivent permettre de faire une évaluation à la fois nutritionnelle et de la déglutition. En fonction du niveau de gravité des troubles, la prise en charge ira d’une alimentation normale en l’absence de troubles à une alimentation adaptée à la sévérité des troubles.

Une solution nutritionnelle personnalisée

Si la personne est atteinte de troubles de la déglutition (dysphagie) mais que la reprise de l’alimentation orale est jugée possible, des adaptations alimentaires avec notamment l’utilisation d’aliments à textures modifiées sont proposées. 

La prescription de Compléments Nutritionnels Oraux enrichis en énergie et en protéines peut aussi aider à augmenter les apports alimentaires, à lutter contre le risque de dénutrition et favoriser une meilleure récupération notamment au cours de la rééducation. 

Pour plus d’information sur ces solutions (lien vers les solutions nutritionnelles proposées par Nutrisens)

Une réorganisation des prises alimentaires peut aussi être proposée aux sujets qui se fatiguent vite en mangeant comme de fractionner les apports sur au minimum quatre repas et deux collations ou de commencer le repas par les aliments les plus caloriques.

Un soutien nutritionnel adapté après un AVC permet des apports alimentaires adaptés, de limiter la perte de poids et de force musculaire, un meilleur état nutritionnel, de meilleures capacités physiques, et un séjour hospitalier plus court.

1SFNV – L’AVC nous sommes tous concernés – 2018 www.societe-francaise-neurovasculaire.fr