Troubles de la déglutition

La dysphagie ou troubles de déglutition, qu’est-ce que c’est ? 

La dysphagie se caractérise par la difficulté à avaler les aliments solides ou liquides. La nourriture est difficile à déglutir et une sensation de blocage peut être ressentie dans la gorge ou l’œsophage lors des repas.

Cette pathologie n’est pas à prendre à la légère puisqu’elle peut résulter de nombreuses autres pathologies associées.

Qui est concerné par la dysphagie ?

Les troubles de déglutition peuvent être rencontrés à tous les âges de la vie. Ils peuvent survenir dès la naissance (polyhandicap, …), faire suite à des pathologies neurologiques (maladie de parkinson, Accident Vasculaire Cérébral (AVC), sclérose latérale amyotrophique (SLA) …), être associés à des causes locales bénignes (inflammation de l’œsophage, inflammation ou abcès de la gorge, …) ou malignes (cancer de l’œsophage, de l’estomac, de la tête et du cou…). Les personnes âgées sont les plus impactées avec une prévalence de 30 à 60% [1] en établissements gériatriques.

Quand consulter ?

Il est nécessaire de consulter votre médecin généraliste si vous ressentez un ou plusieurs des symptômes listés ci-dessous : 

  • La mastication est difficile
  • Des aliments restent en bouche et sont difficiles à propulser vers la gorge
  • La déglutition est laborieuse ou douloureuse
  • Vous avalez de travers 
  • Vous toussez après déglutition
  • Vous avez une sensation de résidus ou d’obstacle dans la gorge ou dans l’œsophage en mangeant ou après avoir mangé
  • L’alimentation revient par le nez.

Quelles sont les complications liées à la dysphagie ?

Les complications liées à la dysphagie sont diverses : 

  • Perte de poids
  • Dénutrition et déshydratation 
  • Infections respiratoires

Les étapes du diagnostic

Cette pathologie étant complexe, la prise en charge nécessite une approche pluridisciplinaire et la coordination de divers spécialistes tels que orthophonistes, médecins rééducateurs, neurologues, gastroentérologues, gériatres, diététiciens, …

Un premier interrogatoire soigné permettra à votre médecin de déterminer le siège du trouble et les causes associées. Si les gênes ou blocages sont rencontrés au niveau buccal ou dans la gorge, on parlera de dysphagie oropharyngée, à distinguer d’une dysphagie œsophagienne si les contraintes sont ressenties au niveau de l’œsophage.

Vous serez ensuite aiguillé vers le spécialiste le plus adapté pour la réalisation d’examens complémentaires.

Quelques exemples d’examens complémentaires : 

  • Endoscopie : introduction d’une caméra dans la gorge et l’œsophage en passant par la bouche ou le nez.
  • Vidéo de la déglutition : le patient avale un produit de contraste tandis que le médecin suit par radiographie le passage des liquides depuis la bouche jusqu’à l’estomac.

Quelle conséquence sur les repas ?

L’objectif est avant tout de maintenir des apports caloriques et hydriques suffisants pour préserver la qualité de vie de la personne dysphagique.

Pour cela, les repas devront être adaptés aux capacités de déglutition. 

Il peut être nécessaire de réaliser des repas en texture modifiée (hachée ou mixée le plus souvent) et/ou d’épaissir les liquides, afin de sécuriser la déglutition.

[1] Source Vallot T, Merrouche M. Diagnostic d’une dysphagie sans cause évidente. Gastroenterol Clin Biol 2006;30:399-407

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