Allergies alimentaires à l’école : le règlement INCO redonne espoir | Nutrisens

Allergies alimentaires à l’école : le règlement INCO redonne espoir

Alimentation adaptée

14 mars 2017
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Le règlement INCO (n°1169/2011), qui optimise l’affichage de la présence de 14 allergènes sur les produits préemballés et ceux non préemballés devrait faciliter la prise en charge des enfants avec une allergie alimentaire en restauration scolaire, à condition que quelques améliorations lui soient apportées, selon une récente « Mise au point » de la Société Française d’Allergologie, en prépublication dans la Revue Française d’Allergologie.  

L’allergie alimentaire est fréquente en milieu scolaire

L’incidence de l’allergie alimentaire continue d’augmenter dans de nombreux pays d’Europe au vue du nombre croissant d’admissions hospitalières pour anaphylaxie au cours des dix dernières années.

Bien qu’exceptionnels, les décès par anaphylaxie alimentaire touchent particulièrement les enfants. Et le milieu scolaire est un lieu à risque pour les enfants allergiques : 10% des cas d’anaphylaxie surviennent en milieu scolaire dont 8 cas sur 10 en restauration collective.

Les principaux allergènes responsables d’anaphylaxie alimentaire sont le lait de vache et l’arachide associée au groupe des fruits à coque. Avant 2 ans, le lait de vache et l’œuf sont les plus incriminés. Entre 2 et 12 ans, l’arachide et les fruits à coque (noix de cajou, noisette…) sont souvent en cause. Le lait de chèvre/brebis est aussi souvent cité.

Après 12 ans, les produits de la mer, les fruits et légumes et les fruits à coque sont souvent en cause, comme chez l’adulte. Chez les adolescents, l’arachide et les fruits à coque sont à l’origine de cas d’anaphylaxie grave.

Le règlement INCO s’applique aussi à la restauration scolaire

Le règlement INCO s’applique à tous les opérateurs du secteur alimentaire et donc aux restaurations scolaires. Il s’agit de déclarer la présence des 14 allergènes à déclaration obligatoire (gluten, crustacés, œufs, poissons, arachide, soja, lait, fruits à coques, céleri, sésame, moutarde, sulfites, lupin, mollusques), rendre cela lisible (en gras, souligné ou italique) et cela concerne aussi bien les produits préemballés que ceux qui ne le sont pas. Les étiquetages « de précaution » (traces éventuelles,….) sont à limiter.

L’éducation du patient reste nécessaire

La Société Française d’Allergologie (SFA) insiste sur la nécessité d’une éducation thérapeutique de qualité auprès des patients allergiques et de sa famille lui permettant de rechercher et d’analyser les informations du nouvel étiquetage.

L’enfant doit pouvoir dire qu’il est allergique, nommer l’allergène, et à partir de 6 ans, le repérer à partir de la lecture des étiquettes et des menus. Les parents doivent pouvoir nommer et montrer l’allergène de leur enfant et l’identifier sur l’étiquetage amélioré. Il faut donc inciter les familles à demander les documents (menus) qui les informent de la présence d’allergènes dans les plats proposés. Elles pourront ainsi mieux organiser les repas de leur enfant. 

La mise en application du règlement doit être améliorée

Dans une enquête récente auprès de la grande distribution (134 magasins), de la restauration rapide (9) et de commerces artisanaux (232), l’UFC Que Choisir a révélé qu’un quart des magasins de la grande distribution et trois quarts des commerces artisanaux n’appliquent pas le nouveau règlement INCO tandis que la restauration rapide est en conformité. Un usage abusif des mentions de précaution est aussi rapporté dans 60% des magasins et 1/3 des commerces.

Dans un souci de prévention des réactions allergologiques, la SFA estime que l’étiquetage « de précaution » doit être limité plus strictement et que l’affichage systématique des allergènes à déclaration obligatoire sur les produits non préemballé comme en restauration scolaire doit être rendu obligatoire. Cette information doit pouvoir être consultée facilement (site internet, affichage papier…) et suffisamment à l’avance par les familles.

L’uniformisation des étiquetages placés auprès des aliments doit se poursuivre. Enfin, le personnel de la restauration scolaire doit être formé à la mise en œuvre de ce règlement.

G. Pouessel, V. Grandjean-Ceccon, P. Sergeant, A. Deschildre, C. Lapeyre-Santos, et les membres du groupe de travail « Allergie en milieu scolaire » de la Société française d’allergologie. Le règlement INCO peut permettre de réduire le risque de réactions allergiques alimentaires à l’école. Revue française d’allergologie 2017. Sous presse. http://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2017.01.002

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