Une terminologie universelle et standardisée des textures modifiées pour une meilleure prise en charge des patients dysphagiques | Nutrisens

Une terminologie universelle et standardisée des textures modifiées pour une meilleure prise en charge des patients dysphagiques

Nutrition santé

3 octobre 2020
Catégorie : 

Un article paru en 2017 décrit comment l’IDDSI a développé un diagramme des textures en dysphagie, standardisé, international et pour les individus de tous âges.

La dysphagie touche 8 % de la population mondiale soit 590 millions de sujets. Pour se nourrir sans risque, ces sujets doivent consommer des aliments dont la texture a été adaptée à leur trouble de déglutition.

Cependant, il est difficile de s’y retrouver parmi les différentes appellations utilisées par les fabricants de produits, les soignants, les établissements de soin et selon les pays. D’où la nécessité de standardiser la terminologie de ces textures. Car l’objectif est avant tout de sécuriser l’alimentation des sujets et de rendre plus efficace leur prise en charge. Une mission à laquelle l’IDDSI (International Dysphagia Diet Standardisation Initiative) s’est attelée dès 2013.

Pour cela, des professionnels de santé de plusieurs disciplines et de divers pays se sont regroupés et ont défini le travail à réaliser.

  • S’inspirer des pratiques internationales

Un inventaire international des différentes terminologies existantes et des pratiques actuelles a été mené auprès de patients, soignants, professionnels de santé, associations de patients, prestataires de service, chercheurs et industriels. Plus de 2 050 réponses de 33 pays ont été répertoriées révélant l’utilisation commune de 3 à 4 types de textures d’aliments (54 noms différents) et de plus de 3 niveaux d’épaisseur de liquides (27 noms différents).

  • S’assurer des bénéfices de l’épaississement

Une revue systématique des études parues sur les modifications de textures utilisées en dysphagie apporte trois enseignements : (1) l’épaississement des liquides réduit le risque d’aspiration ; (2) mais en contrepartie il augmente le risque d’accumulation de résidus dans le pharynx ; (3) les solides et les consistances les plus épaisses requièrent un plus grand effort de manipulation orale et de déglutition.
Pour connaitre la consistance optimale d’une texture pour un patient, un spécialiste doit évaluer minutieusement sa tolérance à différents aliments.

  • Obtenir un consensus international

Les experts ont adopté à l’unanimité l’inclusion de 5 niveaux de viscosité des liquides et de 5 textures alimentaires. Les caractéristiques de chaque texture/liquide ont été décrites et définies par des tests simples (test d’écoulement par gravité, d’égouttement à la fourchette, cuillère inclinée, pression à la fourchette….). Un diagramme illustre les 8 niveaux de texture, (0 à 7) allant des liquides aux aliments solides et ils sont identifiés par des numéros, des libellés et un code couleur. Après un recueil des retours des acteurs de terrain (3 190 participants de 57 pays), quelques ajustements permettent d’aboutir en 2015 à une version finale du diagramme. Celui-ci convient aux nouveau-nés, nourrissons, enfants et adultes souffrant de dysphagie.

Version française du diagramme de l’IDDSI (source https://iddsi.org)

Development of International Terminology and Definitions for Texture-Modified Foods and Thickened Fluids Used in Dysphagia Management: The IDDSI Framework. Cichero, J.A.Y., Lam, P., Steele, C.M. et al. Dysphagia 32, 293–314 (2017).

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