Finger food Alzheimer - Le manger main Alzheimer | Nutrisens

Une solution aux difficultés alimentaires consiste à offrir les aliments sous une forme préhensible avec les mains : le manger-main ou finger food.

Pourquoi du manger-main ?

Le manger-main, finger food, s’adresse aux patients qui ont des problèmes de praxie, se caractérisant par une incapacité à réaliser un mouvement ou une série de mouvements. L’apraxie s’accompagne de problèmes moteurs qui rendent l’acte de découper puis porter un aliment à la bouche complexe voire impossible à réaliser (Edahiro et al., 2012).

Le manger-main, finger food, permet alors de supprimer les couverts, de simplifier l’action de manger et ainsi de préserver l’autonomie du patient pour qui l’aide d’un tiers durant le repas n’est plus nécessairement aussi soutenue (Jean, 1997; LeClerc & Wells, 1998). Une perte d’autonomie étant corrélée à une perte de poids chez le sujet âgé souffrant de troubles cognitifs (Berkhout, Cools, & Van Houwelingen, 1998), le manger-main est une bonne solution pour lutter contre la dénutrition.

Le manger-main, finger food, est également très utile pour les sujets en cas de déambulation. Offrir un repas que ces sujets pourront consommer en marchant peut en effet leur permettre de manger en évitant la frustration de rester à table (Benattar & Lemoine, 2009).

Dans tous les cas, le manger-main ou finger food doit être considéré, comme une prescription médicale. La capacité à utiliser les couverts pourrait sinon être perdue prématurément. 

 

Comment proposer du manger-main ?

Le manger-main, finger food, repose sur un concept très large. Ce sont des aliments pouvant être mangés avec les doigts : sandwich, aliment coupé en morceaux ou encore bouchées à base d’aliments mixés (V Pouyet, Giboreau, Benattar, & Cuvelier, 2014).

L’utilisation de manger-main est communément jugée pertinente dans les revues scientifiques (Barratt, 2004; Finley, 1997) et auprès des praticiens (Benattar & Lemoine, 2009; Perron & Chauliac, 2012).  Une étude a également démontré que la solution manger-main est jugée par les professionnels de la maladie comme une solution peu coûteuse en institution (Cluskey & Kim, 2001). 

Des études montrent que l’augmentation de la proportion de manger-main au cours du repas de personnes atteintes de démence de type Alzheimer conduit à une augmentation de la prise alimentaire (Soltesz & Dayton, 1995) et permet donc de lutter contre la dénutrition. 

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