AVC, traumatismes crâniens et Parkinson exposent à un risque accru de dysphagie oropharyngée | Nutrisens

AVC, traumatismes crâniens et Parkinson exposent à un risque accru de dysphagie oropharyngée

Nutrition santé

11 avril 2006
Catégorie : 
Malgré une survenue fréquente parmi les sujets âgés et des complications invalidantes, la dysphagie est sous – diagnostiquée. Une revue de la littérature tente d’en évaluer la prévalence dans plusieurs situations pathologiques.

La dysphagie oropharyngee est un trouble de la déglutition qui affecte 16 millions de personnes aux États-Unis et près de 40 millions d’individus en Europe. Ce trouble est fréquent chez les sujets âgés, chez ceux ayant vécu un accident vasculaire cérébral (AVC) ou souffrant de maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer. C’est une cause majeure de mortalité et de morbidité en raison des complications qu’elle occasionne comme la malnutrition ainsi que la pneumonie d’aspiration.

AVC, traumatismes crâniens et Parkinson exposent à un risque accru de dysphagie oropharyngéeQuatre chercheurs (suisse, anglais, australien et hollandais) ont décidé de faire le point sur l’épidémiologie de la dysphagie oropharyngée dans cinq situations pathologiques : après un AVC, au cours de la maladie de Parkinson et de celle d’Alzheimer, dans le cas de traumatismes crâniens et de pneumonie. Pour cela, ils ont passé en revue tous les travaux internationaux publiés sur le sujet jusqu’en janvier 2014, soit 1207 publications identifiées. Trente-trois répondaient aux critères d’inclusion : 24 concernaient l’AVC, 6 la maladie de Parkinson, 2 les traumatismes crâniens et une la pneumonie. Aucune ne portait sur la maladie d’Alzheimer.

Résultat, la prévalence de la dysphagie oropharyngée est variable selon la méthode d’évaluation utilisée (test de la gorgée d’eau, videofluoroscopie, questionnaires, autres méthodes) mais aussi de la sévérité de la pathologie sous-jacente. Elle est notée chez 8 à 80 % des sujets ayant vécu un AVC. Sa présence est d’ailleurs plus fréquente dans les jours qui suivent l’AVC et lorsque la zone cérébrale endommagée concerne l’innervation des muscles de la langue du pharynx et du larynx (syndrome de Wallenberg). Dans la moitié des études analysées, la prévalence de la dysphagie après un AVC est observée dans 30 à 50%. Concernant la maladie de Parkinson, la présence de dysphagie est retrouvée chez 11 à 81% des sujets. Sa fréquence augmente avec la sévérité de la maladie. Après un traumatisme crânien, 27 à 30% des sujets présentent une dysphagie. Enfin, 91,7% des patients avec pneumonie souffrent de dysphagie. Au-delà de ces pathologies, les auteurs rapportent une prévalence de 40% de la dysphagie chez les sujets témoins, ne souffrant pas des pathologies ciblées par l’étude. Ceci indique, selon eux, que même des sujets apparemment en bonne santé sont à risque de dysphagie.

Pour les auteurs, l’hétérogénéité des estimations souligne le besoin urgent d’une méthode d’évaluation standardisée et validée. Par ailleurs, ils recommandent le dépistage systématique des populations à risque pour améliorer la prise en charge précoce des sujets atteints ainsi que leurs situations cliniques.

Source : A Systematic Review of the Prevalence of Oropharyngeal Dysphagia in Stroke, Parkinson’s Disease, Alzheimer’s Disease, Head Injury, and Pneumonia. Takizawa C, Gemmell E, Kenworthy J, Speyer R. Dysphagia. 2016 Mar 12 http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs00455-016-9695-9

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